Il y a 4 ans, je commençais à écrire. Aujourd'hui, Merveilleux Abandon voit le jour. Publié aux Editions Jouvence, sa sortie est programmée le 21 mai 2026. 3 femmes, 1 route, le documentaire qui lui fait écho, est en développement chez Abel Studios. Deux œuvres, une seule histoire, que j'ai plaisir à partager avec vous. Bonne lecture.
Armelle de Thé
Récit d'une expérience humaine et universelle
Merveilleux Abandon est l'histoire d'une aventure intérieure — cash, drôle et profondément humaine, il retrace mon parcours marqué par l'abandon et l'adoption.
Nous portons tous, en quelque sorte, une part niée. Une part que la vie a recouverte, lentement, sûrement — pour satisfaire les attentes d'une famille, d'un milieu, d'une époque. Ce bout de nous qui se tait, qui attend, qui résiste a besoin de nous pour renaître. Si vous connaissez cette sensation, alors Merveilleux Abandon est pour vous.
Pour moi, cet effacement a eu lieu le 27 juin 1967, sur une table de maternité. Ce fut radical, concret, impossible à ignorer. Parce que rien ne disparaît et que toutes nos expériences s'enracinent en nous : j'ai intentionnellement donné la parole au fœtus et au bébé nié et oublié dans un orphelinat que j'ai été.
Au fil des années et des rencontres, j'ai compris une chose : la blessure d'abandon, chacun la connaît. Pas forcément à la naissance — parfois c'est un deuil qui fait s'effondrer ce qu'on croyait solide, une séparation qui remet tout en question, un licenciement qui brise ce qu'on avait construit. Les formes sont toutes singulières et personnelles, mais la souffrance, elle, est universelle. Et sous ce poids, toujours, la même interrogation : qui suis-je, maintenant que je ne suis plus ce que j'étais ?
Pendant cinquante ans, j'ai tenté d'y répondre de travers. J'ai été Armelle en niant Martine, j'ai construit une identité solide en enterrant l'autre. Jusqu'au jour où cette façade a cessé de me nourrir.
Ce livre déroule le chemin du retour — à soi. Non pas la réconciliation avec une mère biologique, ni une tribune sur la naissance sous X, mais quelque chose de bien plus intime et bien plus universel : le moment où l'on cesse de se trahir soi-même pour être enfin ce que l'on est vraiment.
C'est douloureux, oui. C'est aussi la seule aventure qui vaille. Retrouver cet être premier, ce bébé intérieur qui ne nous a jamais quitté.
La vie m'avait abandonnée à la naissance. Aujourd'hui, je m'abandonne à elle.
Armelle de Thé
La vie m'avait abandonnée lors de ma naissance, aujourd'hui, je m'abandonne à elle.
Fille d'Armelle de Thé, elle a illustré Merveilleux Abandon au crayon à papier, donnant une forme visuelle à une histoire qu'elle connaît de l'intérieur.
Cette collaboration n'est pas un détail — c'est un deuxième cœur narratif. Cette mise en abyme poétique et puissante est un témoignage sur la filiation, l'identité et la transmission. Réunir deux générations qui ne se croisent pas habituellement sur la quête d'identité et qui pourtant, vont se découvrir mutuellement grâce à ce livre.
Zoé ne décore pas le texte — elle le traduit. Chaque illustration est une vérité visuelle que les mots seuls ne pouvaient pas dire.
Merveilleux Abandon est l'un de ces livres rares qui touchent simultanément à presque tous les grands thèmes de l'existence humaine — la naissance et la mort, l'amour et la blessure, l'identité et la transformation, le corps et l'âme, l'individu et la société. C'est précisément cette densité thématique qui en fait un objet littéraire et humain d'une richesse exceptionnelle, et qui justifie qu'il puisse être lu, commenté et prescrit depuis des univers éditoriaux aussi différents que la psychologie, la spiritualité, la littérature, la sociologie ou le droit.
La blessure originelle qui structure tout le récit. L'abandon subi à la naissance, l'abandon institutionnel, l'abandon affectif dans les structures d'accueil, les abandons successifs tout au long de la vie — et finalement l'abandon consenti à soi-même comme acte de libération.
La coexistence douloureuse de deux identités — Martine et Marie Armelle — comme métaphore d'une fracture identitaire profonde. La question de savoir qui l'on est vraiment quand on a été contraint d'être quelqu'un d'autre dès le premier jour de sa vie.
Ses mécanismes juridiques, ses conséquences psychologiques, ses paradoxes affectifs. L'adoption plénière comme effacement légal de l'identité originelle. La différence fondamentale entre être aimé et être soi-même.
Le besoin viscéral et universel de savoir d'où l'on vient. Les démarches pour retrouver la mère biologique, les obstacles administratifs, la vérité déconcertante au bout du chemin. Ce que l'on cherche vraiment quand on cherche ses origines biologiques.
La notion d'enfant intérieur — cette part authentique et originelle que la vie sociale recouvre progressivement. Comment l'ignorer crée des névroses, comment l'écouter permet la réconciliation avec soi-même.
Les sept blessures identifiées dans le livre — rejet, abandon, humiliation, trahison, injustice, dévalorisation, privation — et leurs mécanismes de défense respectifs. Comment ces blessures se transmettent de génération en génération.
L'idée que le corps garde trace de tout — des traumatismes prénataux, des chocs émotionnels précoces, des mémoires enfouies inaccessibles à la conscience ordinaire. Les séances avec Madame Langer comme révélateur de ce que la psychanalyse classique n'avait pas atteint.
La théorie de l'attachement à l'œuvre dans le récit. Les conséquences d'un attachement précoce perturbé — nourrice négligente, orphelinat, religieuses austères — sur toute une vie relationnelle.
La mort de Suzanne, privée des derniers mots. La mort de Jehan, le 1er janvier, après avoir dit la phrase la plus belle de toute une vie. Le deuil comme déclencheur d'une crise identitaire mais aussi comme libérateur.
Jehan comme figure de douceur et d'exemplarité dans un monde familial par ailleurs rigide. La phrase finale de Jehan comme cadeau posthume inestimable. La place du père dans la construction identitaire d'une fille.
Les frères et sœurs adoptifs, leur place dans la dynamique familiale, les rivalités et les solidarités, les tensions autour de l'héritage — affectif autant que matériel.
Ce que l'on transmet à ses enfants — consciemment et inconsciemment. La peur de transmettre ses propres blessures. La question de l'hérédité et de l'épigénétique — ce que le corps transmet que les mots ne disent pas.
La conviction que nous préexistons à notre corps et choisissons les conditions de notre incarnation. Le récit débutant par une âme désincarnée comme affirmation philosophique sur la nature de l'existence.
La souffrance non comme injustice à réparer mais comme pédagogie de l'âme. La conviction progressive que rien n'est accidentel, que tout ce que l'on traverse était nécessaire à la trajectoire de l'âme.
Les coïncidences significatives comme langage du divin. La lettre retrouvée au bon moment, l'homme mystérieux auprès du corps de Suzanne, les anagrammes découverts en rêve. L'attention aux signes comme pratique spirituelle.
Un rapport au divin construit hors de toute institution religieuse. La séparation entre la religion comme système de contrôle et la foi comme relation personnelle au sacré.
Armelle de Thé est productrice audiovisuelle et fondatrice de Martine Productions. À travers divers formats : webséries, documentaires, podcasts, conférences, elle explore des sujets de société guidée par son parcours singulier. Merveilleux Abandon est son premier livre, né d'un besoin viscéral de vérité et de transmission.
« J'ai écrit ce livre pour tous ceux qui ont grandi avec un trou dans leur histoire. La blessure d'abandon est universelle. Ce que j'ai voulu montrer, c'est qu'elle peut devenir une force — à condition d'avoir le courage de la regarder en face. »
Armelle de ThéTout en menant une carrière dans l'audiovisuel — elle devient mère de trois enfants. C'est à la naissance de son troisième enfant, Hector, qu'Armelle de Thé ressent le besoin de comprendre son histoire. Pendant des années, elle mène ce travail en silence. C'est pendant le confinement de 2020 qu'elle commence à écrire Merveilleux Abandon.
En parallèle du livre, Armelle de Thé prépare un documentaire : 3 FEMMES - UNE ROUTE qui prolonge et approfondit le récit de Merveilleux Abandon. Un film intime, filmé au plus près de ce qu'est une filiation par adoption.
La caméra suit le chemin parcouru — de Lyon à la recherche des origines, de la blessure à la réunification — Zoé Le Gavrian, héritière de l'histoire de sa mère, est au centre du dispositif. Au fil de ce roadmovie, elle nous fait comprendre combien l'abandon est une blessure intergénérationnelle. Un documentaire qui met en lumière une lignée particulière, des femmes fortes.
Être informéeUne aventure singulière au service d'un besoin universel : connaître ses terres d'origines et se réconcilier avec son passé.
3 femmes - Une route, met en scène : l'abandonnante, l'adoptée et l'enfant de l'adoptée, pour la première fois réunies. Une lignée unie par l'abandon !
Armelle de Thé et Zoé Le Gavrian sont disponibles pour des interviews, signatures, lectures publiques et interventions... Tous les éléments nécessaires aux professionnels des médias sont disponibles ci-dessous.
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