Engagement
Pourquoi je milite
Pour l’enfant adopté ou né sous X, en France, connaître ses origines biologiques n’est toujours pas un droit. J’ai bravé les interdits pour retrouver ma mère de naissance, et cette quête a changé ma vie. Je milite pour une réforme de l’adoption, pour que d’autres enfants vivent une adoption heureuse, accompagnée, humaine. Et pour que le mot « abandon » soit enfin remplacé par « confier ».
Cinq propositions
Ce que je demande
De l’accouchement sous X à l’accouchement dans la discrétion
Le secret absolu promis aux mères biologiques est aujourd’hui un leurre : l’ADN, les réseaux sociaux et les bases de données internationales rendent l’anonymat à vie impossible. L’accouchement « dans la discrétion » protégerait la mère pendant la minorité de l’enfant, tout en préservant le droit de celui-ci à connaître ses origines à sa majorité. Ce n’est pas opposer la mère à l’enfant : c’est enfin les respecter tous les deux.
Mettre en lien mère biologique et parents adoptants dès la grossesse
C’est la proposition qui me tient le plus à cœur. Quand une mère biologique sait qu’elle ne peut pas garder son enfant, pourquoi l’isoler jusqu’à l’accouchement ? Je milite pour que les futurs parents puissent accompagner la mère, être présents à la naissance, et accueillir le bébé dès sa sortie de maternité. Pas de liste d’attente. Pas de placement provisoire. Un passage de relais humain, préparé, aimant.
Supprimer l’anonymat post-mortem
Aujourd’hui, une mère biologique peut maintenir son anonymat même après sa mort. Cette disposition prive des adultes adoptés de toute possibilité de retrouver leur histoire. La levée de l’anonymat après le décès ne cause aucun préjudice à la mère disparue. Elle répare une injustice profonde pour l’enfant devenu adulte.
Légaliser les tests ADN généalogiques
La France est l’un des rares pays européens à pénaliser encore les tests ADN généalogiques, alors que des centaines de milliers de Français y ont recours via des plateformes étrangères. Les légaliser, avec un encadrement sérieux et un accompagnement psychologique, c’est reconnaître la réalité et protéger ceux qui cherchent leurs origines.
Accéder aux antécédents médicaux biologiques
Un enfant né sous X peut ne disposer d’aucune information sur ses antécédents médicaux. C’est une inégalité grave, parfois vitale. Recueillir ces données à la naissance et les transmettre à l’enfant ou à sa famille adoptive est une question de santé publique autant que de dignité.
L’association
Secret de naissance
J’ai fondé l’association Secret de naissance pour porter ces combats. Le dernier en date : obtenir que les personnes privées de leurs origines biologiques aient accès au test génétique préventif du cancer du sein.
Je soutiens aussi les propositions du Collectif des « Nés sous X d’Ici et d’Ailleurs ».
« Elles n’abandonnent pas, elles confient. »